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Les jardins historiques du Lude s'étendent sur plusieurs niveaux entre le Château et le cours du Loir.
Dès le XVIIème siècle, autour des larges douves, l'ancienne place forte est rasée pour l'aménagement d'une grande terrasse bordée d'une élégante balustrade de pierre sur plus de 200 m.
Les jardins bas, le long de la rivière, accueillent à l'origine le potager, avant d'être transformés au XIXème siècle par Edouard André en jardins à la française. Parterres de fleurs et bassins se succèdent, tandis qu'une collection d'arbustes à floraison parfumée (chimonanthus, lilas, seringats, calycanthus
) souligne la muraille. A la même époque, les vastes prairies qui s'étendent sur la rive opposée sont aménagées en ''parc agricole''.
Le jardin de la source lieu d’intimité, fait la transition avec le parc boisé. Dans un décor de rocaille du XIXème siècle, ponctué par un kiosque aux couleurs vives, s’épanouissent des vivaces de printemps (hellébores, euphorbes, pivoines chinoises…) et des arbustes à parfum tels que daphné, viburnums, chèvrefeuille et sarcoccoca. Il faut chercher la source, dissimulée au fond de la petite grotte artificielle.
Le potager de 2 hectares, établi sur 3 niveaux entre la vieille ville et le parc, est dessiné par Edouard André en 1880. Comportant plusieurs serres, une orangerie, des couches de semis, il est toujours en usage aujourd'hui pour la cuisine familiale. Des alignements d'arbres fruitiers, de fleurs et de légumes rares sont disposés dans les traditionnels carrés de buis. On y applique les principes de culture raisonnée, respectueuse de l’environnement. A proximité, les ruches du père Gaudin assurent la pollinisation des arbres fruitiers et fournissent le bon miel du Lude. Le potager, partie privée du domaine, est ouvert au public un week-end par mois de mai à septembre.
Le jardin de l’Eperon a été redessiné en 1997 par Augustin d’Ursel. Son dessin régulier rehausse l’éclat de l’élégante façade Louis XVI. Le jardin est composé de trois chambres entourées de haies d’ifs. Il comprend notamment une roseraie dédiée principalement aux roses chinoises, thé et hybrides de thé. Certaines roses, comme ‘Mutabilis’, ‘Clementina Carbonieri’ et ‘Archiduc Joseph’, y fleurissent sans interruption de mai à décembre.
De nouveaux aménagements entrepris depuis 2008 concernent le parc. Une promenade botanique est créée, sous la direction du botaniste Jacky Pousse, pour accueillir des arbres et des arbustes originaires de Chine et d’Amérique, en particulier des collections d’érables, charmes, berberis, mahonias, styrax et stewartias. Le chemin serpente sous les frondaisons des hêtres pourpres pour aboutir dans la perspective du Château d’eau, intégré désormais comme une « fabrique » du parc.
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